Billet de SAM n°7 : « L’Agneau de Dieu »

Au cours de la messe, nous invoquons par 3 fois l’Agneau de Dieu, lui demandant d’avoir pitié de nous. Il s’agit du Christ, bien sûr. Mais pourquoi appelle-t-on Jésus l’Agneau de Dieu? Là encore, nous sommes renvoyés aux prophètes bibliques.

L’Agneau de Dieu chez les prophètes

Jérémie se compare à « un agneau que l’on mène à l’abattoir », comme on lit au chapitre 11, verset 19. Et cette image est reprise par Isaïe au chap 53, v 7 et 8, comme on l’a vu au billet No 4. En effet, le serviteur de Dieu dont il s’agit, mourant pour expier les péchés de son peuple, apparaît « comme un agneau conduit à la boucherie »; il n’ouvre pas la bouche « comme une brebis muette devant celui qui la tond ». Ce serviteur annonçait le destin du Christ.

Or nous voyons dans les Actes des Apôtres, chap 8, v 26 à 40, que c’est précisément ce passage que lisait l’Ethiopien, haut fonctionnaire de la reine d’Ethiopie, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza. C’est là que l’Apôtre Philippe le rejoint et lui explique que cet agneau, c’est le Christ, et « il lui annonce la Bonne Nouvelle de Jésus ». Puis, voyant sa foi, il le baptise.

L’Agneau de Dieu dans le Nouveau Testament

Ce nom donné à Jésus parcourt le Nouveau Testament.

Ainsi voit-on dans l’Evangile de Jean, chap 1, v 29, le prophète Jean-Baptiste reprendre cette expression lorsqu’il dit: « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde…C’est pour qu’il soit manifesté à Israël que je suis venu baptiser dans l’eau…Et lui vous baptisera dans le St Esprit ».

On lit aussi dans la 1è épitre de St Pierre, chap 1, v 18 et 19: « …Ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez, c’est le sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache… »

Ce thème de l’Agneau ponctue tout le Livre de l’Apocalypse. Citons 2 passages, aux chap 5, v 6 et suivants, et au chap 7, v 17: « J’aperçus…un Agneau, comme égorgé…qui vint prendre le Livre…Les 24 Vieillards chantaient ‘Tu es digne de prendre le Livre…car tu fus immolé, et tu rachetas,au pris de ton sang,des hommes de toute race, langue, peuple et nation…’. J’entendis une multitude d’anges criant à pleine voix ‘ Digne est l’Agneau immolé de recevoir puissance et richesse, sagesse, force et honneur, gloire et louange ». Et plus loin,  » l’Agneau sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie ».

On pourrait se demander comment il se fait que ce thème se soit ainsi propagé à travers toute la bible. Ne cherchons pas. Il a son point de départ au début de l’histoire d’Israël, dès sa sortie d’Egypte. Mais encore? La suite sera l’objet du prochain billet…A bientôt.

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